Robin Höfer, 28 ans
Sous-chef, Atlantis Hotel, Dubai

Robin a commencé à cuisiner à l’âge de huit ans et, quatre ans plus tard, il s’occupait déjà seul de la cuisine familiale. Il était donc hors de question qu’il suive une autre formation. D’autant que son frère aîné est lui aussi cuisinier. Pour Robin, l’enjeu de la compétition était ainsi clair: il voulait absolument faire mieux que son frère. Aujourd’hui, il en rit; il travaille dans la haute gastronomie alors que son frère dirige un service traiteur en Espagne. Les deux s’entendent très bien et aiment discuter de leur métier.

Robin a acquis de l’expérience lors de deux concours, le Laurentius et le Marmite Youngster. Il souhaite accroître sa notoriété et montrer de quoi il est capable. Il décrit son style culinaire comme franco-asiatique. Pour la présentation, il privilégie l’amour du détail, la précision et le raffinement. S’il était un plat, il serait une selle de chevreuil, car il affirme avoir autant d’énergie que cet animal. Daniel Bumann a été son premier employeur dans un restaurant étoilé. «J’étais chaque jour à ses côtés aux fourneaux. Il m’a tant appris et tant donné.» Depuis, Robin vole de ses propres ailes, mais il n’a jamais oublié le «turbo, turbo!» de Daniel Bumann. Lorsqu’il se mettra à son compte – d’ici à trois ans – il aimerait tout utiliser, mais vraiment tout, comme le fait Daniel Bumann. Et, comme son ancien mentor, afficher un bénéfice. «Il m’a appris que c’était possible, même avec un établissement deux étoiles.»

La personne la plus importante dans la vie de Robin est sa sœur, qui est comme une mère pour lui dont il est le plus proche, parmi ses six frères et sœurs. À l’avenir, il aimerait travailler dans un restaurant trois étoiles, mais aussi beaucoup voyager: la Nouvelle-Zélande, le Pérou, l’Argentine ou le Chili sont des destinations qui l’intéressent tout particulièrement. Avant de lancer sa propre affaire comme chef de cuisine, il aimerait suivre une formation correspondante et apprendre l’italien ou l’espagnol. Pendant son temps libre, il aime se rendre en forêt ou... en discothèque. Dans les bois, il part à la cueillette de plantes et de champignons comestibles. «Et lorsque je vais danser, je profite simplement de ma jeunesse.»